
Un dépôt de panneaux de chantier, avril 2022.
À la sortie de Dubai, il y a un terrain dans le sable. On y range les panneaux de chantier. Des centaines de flèches : tout droit, serrez à droite, rabattez-vous, déviation. Chacune indique une direction. Aucune ne mène à une route. Elles se contredisent, posées sur des tréteaux en bois. Elles attendent d'être installées, ou elles ont déjà été retirées. C'est la ville en une image : beaucoup de mouvement, beaucoup d'indications, et au bout, du sable. Ici, on ne regarde jamais ça. On suit les flèches sur l'autoroute, on ne voit pas le dépôt où elles dorment. Pourtant, c'est là que Dubai se montre le mieux : une ville qui change sans cesse d'itinéraire, et qui n'arrive jamais.