
Les deux rives de la Crique, de nuit et de jour — 2022 et 2024.
<div><div>De chaque côté de la Crique, il y a un autre Dubaï. Pas celui des tours. Celui des souks, des entrepôts de tissu, des épiceries ouvertes tard. On passe d'une rive à l'autre en abra, un petit bateau-taxi : debout sur une planche de bois, pour un dirham.</div><div>J'y suis allé la nuit, quand la seule lumière vient des enseignes. Dans une ruelle, un homme attache un paquet sur son vélo. Deux autres plient des draps sur un sol qui brille. Les abras traversent. Les mouettes tournent autour des lampadaires.</div><div>Plus tard, je suis revenu de jour. Au souk aux épices de Deira, il y avait un tas de fleurs séchées d'un rouge vif. En mars 2024, pendant le Ramadan, dans la vieille ville, des nappes étaient posées à même le sol pour l'iftar, le repas qui rompt le jeûne. Des bouteilles d'eau et des oranges alignées attendaient que le soleil se couche.</div></div>